Rejet par la Justice israélienne de l’appel d’Amnesty International à révoquer la licence d’un logiciel d’espionnage

 

La Justice israélienne a rejeté, Dimanche 12 juillet 2020, la demande d’Amnesty International (AI) à faire révoquer la licence d’exportation d’un logiciel d’espionnage de la firme NSO, utilisé selon l’ONG pour espionner le journaliste marocain, Omar RADI, en raison de « son journalisme et son militantisme ».

La juge Rachel Barkai a estimé, dans ladite décision rendue publique lundi 13 juillet 2020, qu’il « n’est pas prouvé qu’une tentative a été faite pour surveiller un militant des droits humains en tentant de pénétrer dans son appareil téléphonique”.

Selon la juge, le département qui contrôle les exportations au sein du Ministère israélien de la Défense fait preuve “d’une grande vigilance” avant d’accorder une licence de commercialisation ou d’exportation. Il est de plus “particulièrement sensible à la question des atteintes aux droits humains”, a-t-elle ajouté.

Pour rappel, Amnesty International avait appelé, en juin 2020, à révoquer la licence d’exportation accordée par le Ministère de la Défense israélien à la firme NSO, estimant que ” si les autorités marocaines sont en fin de compte responsables du piratage illégal de militants et de journalistes comme Omar Radi, NSO Group a contribué à ces abus en gardant le gouvernement marocain comme client actif au moins jusqu’en janvier 2020 “.

Le groupe NSO, une société israélienne spécialisée dans l’informatique d’espionnage, produit notamment Pegasus, un logiciel permettant non seulement d’accéder aux données d’un smartphone, mais de prendre le contrôle de la caméra ou du micro.

Selon l’AI, les autorités marocaines ont utilisé Pegasus pour espionner le téléphone d’Omar Radi, un journaliste marocain qui a été “systématiquement pris pour cible par les autorités marocaines en raison de son journalisme et son militantisme”.

 

 

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